Le papillomavirus, ou HPV, fait partie de ces sujets qui font vite peur. Lorsque l’on reçoit un avis positif, on pense cancer, lésion, contagion… alors que la réalité est souvent plus nuancée.
Le HPV est une infection extrêmement fréquente. La majorité des personnes sexuellement actives y seront exposées au cours de leur vie. Dans beaucoup de cas, l’organisme l’élimine naturellement, sans symptôme particulier, parfois sans même qu’on sache qu’il a été présent.
Le vrai sujet, ce n’est donc pas seulement “avoir un HPV”. C’est surtout : quel type de HPV ? depuis combien de temps ? avec quel résultat de frottis ? dans quel contexte de santé globale ?
En naturopathie, l’objectif n’est pas de remplacer le suivi gynécologique, ni de promettre qu’un complément alimentaire va “faire partir” le papillomavirus. Ce serait faux.
L’idée est plutôt d’accompagner le terrain : soutenir l’immunité, corriger certaines carences, travailler l’alimentation, le sommeil, le stress, le microbiote vaginal et intestinal, et aider le corps à retrouver de meilleures conditions pour faire son travail. Et toujours en complément du suivi médical.
🦋 Qu’est-ce que le papillomavirus ?
Le papillomavirus humain, aussi appelé HPV pour Human Papillomavirus, est une grande famille de virus.
Il en existe plus de 200 types. Certains touchent plutôt la peau, comme les verrues classiques sur les mains ou les pieds. D’autres touchent les muqueuses, notamment la zone génitale, le col de l’utérus, la vulve, le vagin, l’anus, le pénis, mais aussi parfois la sphère ORL.
“Dans environ 90 % des cas, le virus HPV aura disparu dans les 2 ans.”
Dans la sphère gynécologique, on parle surtout des HPV qui infectent les muqueuses ano-génitales.
Le HPV se transmet principalement par contact sexuel, avec ou sans pénétration. Le préservatif réduit le risque de transmission, mais ne protège pas totalement, car le virus peut être présent sur des zones de peau ou de muqueuse non couvertes.
C’est aussi pour cela que le HPV est si fréquent. Ce n’est pas un signe de “mauvaise hygiène”, ni forcément la preuve d’un comportement à risque récent. Le virus peut rester silencieux longtemps, puis être détecté plus tard lors d’un dépistage.
🚩 HPV bas risque et HPV haut risque : quelle différence ?
Tous les HPV n’ont pas le même niveau de risque.
Les HPV à bas risque
Les HPV dits à bas risque oncogène sont surtout associés aux condylomes, aussi appelés verrues génitales.
Les types 6 et 11 sont les plus connus. Ils seraient responsables d’environ 90 % des condylomes génitaux. Les condylomes (ou verrues génitales) sont des lésions peuvent être très gênantes, visibles, inconfortables, parfois difficiles à vivre psychologiquement, mais elles ne sont généralement pas associées au cancer du col de l’utérus.
On peut donc avoir un HPV très contagieux, très pénible, très présent dans le quotidien, mais qui n’a pas le même niveau de danger qu’un HPV à haut risque.
Les HPV à haut risque
Les HPV dits à haut risque oncogène sont ceux qui peuvent, lorsqu’ils persistent dans le temps, favoriser l’apparition de lésions précancéreuses.
Les plus connus sont les HPV 16 et 18. Ils sont impliqués dans une grande partie des cancers du col de l’utérus. D’autres types comme les HPV 31, 33, 45, 52 et 58 sont également surveillés.
Mais là encore, il faut vraiment garder une nuance importante : avoir un HPV haut risque ne veut pas dire avoir un cancer.
La plupart des infections à HPV, même à haut risque, sont éliminées naturellement par l’immunité. Ce qui pose davantage question, c’est la persistance du virus, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’anomalies au frottis ou de lésions visibles à la colposcopie.
🌸 Le HPV disparaît-il tout seul ?
Dans beaucoup de cas, oui.
L’infection à HPV est souvent transitoire. Les données montrent qu’une grande partie des infections sont éliminées spontanément dans les 1 à 2 ans suivant l’infection.
Le corps sait se défendre contre le HPV. Le système immunitaire, notamment l’immunité cellulaire, joue un rôle central dans cette élimination. Le problème, c’est quand le terrain est fragilisé : manque de sommeil, stress chronique, tabac, carences, inflammation, dysbiose vaginale, alimentation pauvre en micronutriments, ou fatigue immunitaire globale.
La naturopathie intervient justement à cet endroit-là : non pas pour “tuer” le virus directement, mais pour soutenir les conditions qui permettent au corps de mieux répondre.
Quand on parle de HPV, on tombe vite sur des termes assez techniques. Voici les principaux à connaître.
HPV positif
Cela signifie que le test a détecté la présence d’un papillomavirus. Selon les examens, on peut parfois savoir s’il s’agit d’un HPV à haut risque, et parfois identifier plus précisément le type, comme HPV 16 ou HPV 18.
Frottis
Le frottis sert à observer les cellules du col de l’utérus. Il permet de repérer d’éventuelles anomalies cellulaires. Aujourd’hui, selon l’âge et les recommandations, le dépistage peut associer cytologie et test HPV.
ASC-US
C’est une anomalie légère et peu spécifique des cellules du col. Cela ne veut pas dire cancer. C’est souvent une situation qui nécessite une surveillance ou des examens complémentaires selon le contexte.
LSIL
LSIL signifie lésion de bas grade. Cela correspond souvent à des modifications légères, fréquemment liées à une infection HPV récente. Beaucoup régressent spontanément.
HSIL
HSIL signifie lésion de haut grade. C’est plus sérieux qu’une lésion de bas grade et cela nécessite un suivi gynécologique rapproché, parfois avec colposcopie, biopsie ou prise en charge médicale.
CIN1, CIN2, CIN3
Ce sont des termes utilisés après analyse des tissus, notamment après biopsie.
- CIN1 : lésion légère, souvent régressive.
- CIN2 : lésion intermédiaire, à surveiller ou traiter selon les cas.
- CIN3 : lésion plus avancée, précancéreuse, qui nécessite une prise en charge médicale.
Là encore, “précancéreux” ne veut pas dire “cancer”. Cela veut dire qu’on a repéré une lésion avant qu’elle ne devienne plus problématique. Et c’est justement tout l’intérêt du dépistage.
Condylomes
Les condylomes sont des verrues génitales liées le plus souvent à des HPV à bas risque, notamment les types 6 et 11. ls peuvent se situer sur la vulve, le vagin, le col, l’anus, le pénis ou la région péri-anale. Ils peuvent être visibles ou non, isolés ou multiples.
Ils ne sont pas “graves” au sens oncologique dans la majorité des cas, mais ils peuvent être très gênants, récidivants, contagieux et difficiles à vivre. Le retentissement psychologique est souvent sous-estimé.
🤒 Pourquoi le terrain compte autant face au HPV ?
On pourrait résumer simplement : le HPV est un virus, et sa clairance dépend beaucoup de la qualité de la réponse immunitaire. La clairance, c’est la capacité du corps à éliminer le virus ou à le rendre indétectable.
Face au HPV, l’immunité importante n’est pas seulement une immunité “générale”. C’est surtout l’immunité cellulaire. Les lymphocytes T cytotoxiques, les cellules NK et les cellules présentatrices d’antigènes participent à reconnaître les cellules infectées et à organiser leur élimination.
Quand cette réponse est moins efficace, le virus peut être plus difficile à contrôler ou à rendre indétectable. C’est pour cela que le sommeil, le stress chronique, le tabac, les carences et l’inflammation ne sont pas des détails. Ils peuvent influencer la qualité de cette réponse immunitaire.
On ne peut pas résumer l’accompagnement en naturopathie du papillomavirus à “vous dormez mal, donc vous gardez le virus”. Ce serait trop simpliste. Mais dans une approche de terrain, soutenir l’immunité cellulaire reste un axe logique.
Or l’immunité ne dépend pas seulement d’un complément alimentaire pris pendant 3 mois. Elle dépend d’un ensemble de facteurs très concrets :
- le sommeil,
- le stress,
- le tabac,
- l’alcool,
- l’alimentation,
- les carences,
- le microbiote vaginal,
- le microbiote intestinal,
- l’inflammation,
- l’activité physique,
- l’état hormonal,
- l’hygiène intime,
- le contexte émotionnel.
C’est pour cela qu’une approche naturopathique du HPV doit rester globale.

Réservez une séance découverte gratuite. C’est l’occasion de faire le point sur votre situation, de comprendre ce que la naturopathie peut vous apporter concrètement et de décider ensuite si l’approche vous convient ou non.
🍓Alimentation et papillomavirus : que peut-on vraiment travailler ?
L’alimentation ne va pas “soigner” le HPV à elle seule. Elle ne remplace pas le suivi gynécologique, ni les examens, ni les traitements lorsqu’ils sont nécessaires.
Par contre, elle peut aider à corriger un terrain pauvre en micronutriments, soutenir l’immunité et prendre soin des muqueuses. Le but d’un accompagnement en naturopathie du papillomavirus n’est pas de tout contrôler dans l’assiette, mais de revenir aux leviers les plus utiles.
Priorité : une alimentation dense en micronutriments
Face au HPV, je regarde surtout si l’alimentation apporte assez de nutriments utiles au renouvellement cellulaire, à l’immunité et à l’équilibre des muqueuses :
- des légumes variés, surtout verts et colorés,
- des légumineuses, des œufs, du poisson, des protéines de qualité,
- des fruits riches en vitamine C,
- des fibres pour nourrir le microbiote intestinal,
- de bons apports en zinc, sélénium, vitamine D, folates et vitamines du groupe B, dont la B12.
Ce n’est pas une approche “anti-HPV” directe. C’est une façon de retirer des freins : carences, alimentation trop pauvre, inflammation de bas grade, fatigue immunitaire.
Focus sur les folates, ou vitamine B9
La vitamine B9, aussi appelée folates lorsqu’elle vient de l’alimentation, revient souvent quand on parle de santé du col de l’utérus, de méthylation et de renouvellement cellulaire.
Dans le contexte du HPV, certaines études suggèrent qu’un meilleur statut en folates pourrait être associé à une évolution plus favorable des infections à HPV à haut risque. Ce n’est pas une raison pour promettre qu’une supplémentation en folates va “faire disparaître” le HPV. Mais c’est un argument cohérent pour veiller à un bon statut micronutritionnel, surtout si le terrain est carencé.
Les folates se trouvent surtout dans les légumes verts feuillus, les légumineuses, les asperges, le brocoli, l’avocat et certains agrumes.
Focus sur les crucifères
Les crucifères, comme le brocoli, le chou, le chou-fleur, le chou kale ou les choux de Bruxelles, contiennent des composés soufrés et des dérivés comme l’indole-3-carbinol.
Certains composés issus des crucifères ont été étudiés dans le contexte des lésions cervicales. Les données ne permettent pas d’en faire une promesse, mais cela reste un levier alimentaire cohérent, simple, et intéressant dans une alimentation déjà équilibrée.
Focus sur le microbiote
Le microbiote vaginal est de plus en plus étudié dans le HPV. Une flore dominée par certains lactobacilles, notamment Lactobacillus crispatus, semble associée à un environnement plus favorable, tandis qu’une dysbiose vaginale peut accompagner la persistance du HPV ou les lésions cervicales.
Dans l’assiette, cela revient surtout à soutenir le microbiote intestinal et les muqueuses : fibres, végétaux, transit régulier, réduction du sucre si mycoses ou vaginoses récidivantes, et parfois probiotiques ciblés selon le contexte.
😴 Hygiène de vie : les leviers à ne pas sous-estimer
C’est souvent moins vendeur qu’un complément alimentaire. Pourtant, c’est probablement là que se joue une bonne partie du travail de terrain.
Focus sur le sommeil
Le sommeil est un pilier de l’immunité cellulaire.
Des études montrent qu’une restriction de sommeil peut diminuer l’activité des cellules NK, qui participent à la surveillance des cellules infectées ou anormales. Le sommeil influence aussi les cytokines et certains paramètres des lymphocytes T.
Face au HPV, cela ne veut pas dire qu’une bonne nuit suffit à éliminer le virus. Mais un manque de sommeil chronique peut devenir un vrai frein de terrain, surtout s’il s’ajoute au stress, aux carences, au tabac ou à une fatigue profonde.
Dans un accompagnement, je regarde toujours :
- la durée du sommeil,
- les réveils nocturnes,
- la fatigue au réveil,
- les horaires décalés,
- la charge mentale,
- le stress du soir,
- les écrans,
- les signes d’apnées ou de sommeil non réparateur.
On ne peut pas demander au corps d’éliminer un virus si, en parallèle, il est en dette de récupération permanente.
Focus sur le tabac
S’il y a un levier prioritaire dans le HPV, c’est le tabac.
Le tabagisme fait partie des facteurs associés à une moins bonne clairance du HPV haut risque dans certaines études. Les composés du tabac peuvent aussi fragiliser localement les défenses au niveau du col de l’utérus.
C’est un point parfois difficile à aborder, parce que l’arrêt du tabac touche aussi au stress, aux habitudes, au système nerveux, au rapport au corps. Mais dans une stratégie HPV, il doit être nommé clairement.
Focus sur le stress chronique
Le stress chronique n’explique pas à lui seul une infection HPV. Ce serait trop simpliste, et surtout culpabilisant.
Mais il peut influencer la réponse immunitaire, notamment l’immunité cellulaire dont le corps a besoin pour contrôler les infections virales. Certaines études associent le stress perçu à une réponse lymphocytaire T moins efficace face au HPV16 chez des femmes avec dysplasie cervicale.
En pratique, travailler le stress ne veut pas dire “penser positif”. Cela peut vouloir dire récupérer, respirer, réduire la charge mentale, retrouver du sommeil, se faire accompagner si le diagnostic génère beaucoup d’anxiété, et remettre le système nerveux dans des conditions plus favorables.
Focus sur l’activité physique saine
L’activité physique modérée soutient l’immunité, la circulation, le métabolisme et l’équilibre inflammatoire.
Mais le sport pratiqué à outrance, surtout avec manque de sommeil, déficit calorique ou stress élevé, peut au contraire tirer sur le système immunitaire.
Le bon repère : un mouvement régulier, soutenable, qui redonne de l’énergie plutôt qu’il n’en enlève.

🍄🟫 Compléments alimentaires et HPV : ce que l’on peut envisager
C’est souvent la partie qui intéresse le plus. Et je comprends : quand on reçoit un résultat positif, on a envie d’agir.
Mais il faut rester prudente.
Un complément alimentaire n’est pas un traitement médical du HPV. Aucun complément ne garantit l’élimination du virus. Et surtout, la complémentation doit être adaptée au terrain, aux bilans, aux traitements éventuels, à la tolérance digestive, au budget et aux priorités.
Voici les pistes les plus intéressantes.
AHCC : l’extrait de shiitaké le plus étudié
L’AHCC est un extrait standardisé issu du mycélium de shiitaké. C’est l’un des compléments les plus discutés dans le contexte du HPV, car il a fait l’objet d’un essai clinique randomisé contre placebo chez des femmes présentant un HPV haut risque persistant.
Dans cette étude, la prise de 3 g par jour d’AHCC pendant 6 mois a été associée à une clairance du HPV chez une partie des participantes, avec des résultats supérieurs au placebo.
C’est intéressant, mais il faut bien préciser plusieurs choses :
- les données concernent un dosage précis,
- tous les produits à base de shiitaké ne sont pas de l’AHCC,
- la qualité de l’extrait compte,
- le coût peut être élevé,
- cela ne remplace pas le suivi gynécologique,
- et cela ne garantit pas un résultat individuel.
Vitamine D : à doser avant de supplémenter
La vitamine D joue un rôle important dans l’immunité et l’inflammation.
Plusieurs études observationnelles associent un statut bas en vitamine D à un risque plus élevé d’infections HPV persistantes ou de lésions cervicales. Cela ne veut pas dire que prendre de la vitamine D “soigne” le HPV. Mais cela veut dire qu’une carence peut être un frein de terrain.
En pratique, je préfère toujours doser la vitamine D avant de complémenter au long cours. Cela permet d’adapter la dose, d’éviter les excès et de vérifier que l’on corrige réellement le déficit.
À considérer aussi
- Folates, B12, zinc, sélénium : des cofacteurs de terrain utiles lorsqu’il existe une carence ou une alimentation pauvre en micronutriments.
- Probiotiques et flore vaginale : surtout en cas de dysbiose, vaginoses, mycoses récidivantes ou flore vaginale pauvre en lactobacilles.
- EGCG / thé vert : des extraits de thé vert ont été étudiés dans le contexte des lésions cervicales liées au HPV, mais ce n’est pas anodin en complément concentré, notamment pour le foie.
- Plantes et actifs végétaux : certaines pistes existent, surtout autour du thé vert, de la curcumine, de l’échinacée, de la réglisse sous forme d’acide glycyrrhizinique et des champignons médicinaux. Mais les preuves sont encore inégales.
Et côté plantes ?
Certaines pistes existent côté plantes et actifs végétaux : thé vert / EGCG, curcumine, échinacée, champignons médicinaux, réglisse sous forme d’acide glycyrrhizinique…
Mais il faut rester prudente. Les données sont encore inégales, souvent liées à des extraits précis, à des formes locales ou à des associations de plusieurs actifs. Ce ne sont pas des plantes “anti-HPV” à prendre au hasard, et elles ne remplacent jamais le suivi gynécologique.
✅ Les actions à prioriser dans une approche naturopathique du HPV

Priorité 1 : sécuriser le suivi médical
Avant toute chose :
- connaître le type de HPV si possible,
- comprendre le résultat du frottis,
- savoir s’il y a une lésion ou non,
- respecter le rythme de suivi gynécologique,
- faire les examens demandés : colposcopie, biopsie, contrôle, selon le cas,
- ne pas interrompre une prise en charge médicale.
La naturopathie vient en complément. Jamais à la place.
Priorité 2 : lever les gros freins immunitaires
On regarde d’abord les freins majeurs :
- tabac,
- manque de sommeil,
- stress chronique,
- alcool,
- alimentation très pauvre en micronutriments,
- grignotage constant,
- sport excessif,
- infections récidivantes,
- fatigue profonde.
C’est souvent moins “sexy” qu’un complément, mais c’est indispensable.
Priorité 3 : corriger les carences
Selon le contexte, on peut proposer ou analyser :
- vitamine D,
- folates / B9,
- B12,
- ferritine,
- zinc,
- bilan inflammatoire,
- parfois glycémie / insuline si le terrain métabolique est fragilisé.
Un corps carencé répond moins bien. C’est simple, mais on l’oublie souvent.
Priorité 4 : envisager une complémentation ciblée
Selon le profil, on peut réfléchir à :
- AHCC,
- vitamine D si carence,
- folates / B12 / zinc / sélénium,
- probiotiques ciblés,
- parfois EGCG ou autres actifs étudiés,
- soutien local si pertinent et bien toléré.
Mais toujours avec une logique : pourquoi ce complément ? à quelle dose ? pendant combien de temps ? avec quelle surveillance ? avec quelles précautions ?
Priorité 5 : soutenir le microbiote vaginal et intestinal
Surtout en cas de :
- vaginoses,
- mycoses,
- pertes fréquentes,
- inconfort intime,
- troubles digestifs,
- constipation,
- ballonnements,
- alimentation pauvre en fibres.
Le microbiote est une vraie porte d’entrée dans l’immunité des muqueuses.
Ce que je propose en consultation
Si vous avez un HPV positif, des lésions surveillées, des condylomes récidivants, ou simplement beaucoup d’angoisse autour de ce résultat, l’objectif n’est pas de vous donner une liste générique de compléments à acheter. L’objectif est de construire un programme adapté à votre situation.

En consultation, on peut reprendre ensemble :
- votre type de HPV si vous le connaissez,
- vos résultats de frottis,
- votre suivi gynécologique,
- vos antécédents de lésions ou de condylomes,
- votre alimentation,
- votre sommeil,
- votre stress,
- votre digestion,
- votre microbiote vaginal,
- vos carences éventuelles,
- vos traitements,
- votre budget,
- votre capacité réelle à mettre les choses en place.
À partir de là, je peux vous rédiger un programme complet, avec une stratégie alimentaire, des conseils d’hygiène de vie, et si c’est pertinent, un protocole de compléments alimentaires détaillé, structuré sur 6 mois, avec les priorités, les dosages, les précautions et les étapes de suivi. Je ne peux pas vous garantir que le HPV disparaîtra. Personne ne peut le garantir sérieusement.
Mais on peut travailler intelligemment le terrain, soutenir ce qui mérite de l’être, et vous aider à ne pas rester seule avec un résultat de dépistage qui fait peur.
Point important
Je ne remplace pas votre gynécologue, votre médecin ou votre sage-femme. Cet article sert à mieux comprendre le HPV et les pistes naturelles qui peuvent soutenir le terrain, en complément du suivi médical.
Les études sur le sujet présentes dans cet article sont parfois encourageantes, parfois limitées, souvent nuancées. Je les utilise comme repères, pas comme des promesses.
En cas de HPV positif, de frottis anormal, de lésion cervicale, de condylomes ou de doute, le suivi médical reste indispensable.
Sources scientifiques
- Haute Autorité de Santé, “Questions-réponses sur l’infection à papillomavirus humains (HPV), cause de cancer du col de l’utérus, et le dépistage”.
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3146343/fr/questions-reponses-sur-l-infection-a-papillomavirus-humains-hpv-cause-de-cancer-du-col-de-l-uterus-et-le-depistage - Organisation mondiale de la Santé, “Papillomavirus humain et cancer”.
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/human-papilloma-virus-and-cancer - Koshiol J. et al., “Persistent Human Papillomavirus Infection and Cervical Neoplasia: A Systematic Review and Meta-Analysis”, American Journal of Epidemiology, 2008.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2878094/ - Revue : “Cell-Mediated Immunity Against Human Papillomavirus Infection: From Viral Clearance to Oncogenesis”.
https://www.mdpi.com/1999-4915/18/3/362 - Besedovsky L., Lange T., Born J., “Sleep and immune function”, Pflügers Archiv, 2012.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3256323/ - Koshiol J. et al., “Smoking and Time to Clearance of Human Papillomavirus Infection”, American Journal of Epidemiology, 2006.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16775041/ - Revue : “The Role of Micronutrients in Human Papillomavirus Infection, Cervical Dysplasia, and Neoplasm”, 2023.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10252691/ - Mitra A. et al., “The vaginal microbiota, human papillomavirus infection and cervical intraepithelial neoplasia”, Microbiome, 2016.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5088670/ - Smith JA. et al., “AHCC supplementation to support immune function to clear persistent high-risk human papillomavirus infections”, Frontiers in Oncology, 2022.
https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fonc.2022.881902/full - Gençtürk N. et al., “Efficacy of herbal treatments in cervical intraepithelial neoplasia and human papillomavirus infection: A systematic review and meta-analysis”, 2024.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11288259/
FAQ naturopathie & papillomavirus
Pas forcément. Le HPV est très fréquent et souvent éliminé naturellement par l’organisme. Ce qui compte, c’est le type de HPV, sa persistance dans le temps, et la présence ou non d’anomalies au frottis.
Dans beaucoup de cas, le corps élimine le HPV spontanément grâce à l’immunité. L’hygiène de vie, l’alimentation, le sommeil, la correction des carences, la gestion du stress et le microbiote peuvent soutenir le terrain, mais aucun complément ne garantit l’élimination du virus.
L’AHCC (Extrait de Shiitake) est l’un des compléments les plus étudiés dans le HPV persistant. Un essai clinique a montré des résultats intéressants à 3 g par jour pendant 6 mois. Mais cela ne garantit pas une élimination individuelle, et cela doit être intégré dans une stratégie globale.
Un statut bas en vitamine D est associé dans certaines études à un risque plus élevé de persistance du HPV ou de lésions cervicales. L’idéal est de doser la vitamine D avant de supplémenter, puis d’adapter la dose si nécessaire.
Certaines pistes sont intéressantes, notamment le thé vert / EGCG, la curcumine, l’échinacée, les champignons médicinaux ou certaines formes locales à base d’acide glycyrrhizinique. Mais les preuves restent variables selon les plantes et surtout selon les formes utilisées. Une plante ne remplace pas le suivi gynécologique, et les extraits concentrés peuvent avoir des contre-indications
La naturopathie ne traite pas directement le HPV et ne remplace pas le gynécologue. Elle intervient en complément, pour soutenir l’immunité, les muqueuses, le sommeil, l’alimentation, les carences, le stress et le microbiote. L’objectif est d’aider le corps à retrouver de meilleures conditions de réponse.


