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Pourquoi mon contraceptif me donne de l’acnée ?

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Certaines femmes vivent très bien avec leur contraception hormonale. D’autres ont l’impression que leur corps dit non. Parfois dès les premiers mois. Parfois après plusieurs années. Acné, peau plus grasse, baisse de libido, humeur différente, seins douloureux, migraines, saignements imprévus, chute de cheveux… Et parfois cette sensation difficile à expliquer de ne plus vraiment se sentir comme avant. Alors, est-ce forcément la pilule ? Pas nécessairement.

Mais si un symptôme est apparu après le début d’une contraception, ou après un changement de pilule, la question mérite d’être posée. Une pilule contient une ou plusieurs hormones de synthèse, dans un certain dosage, avec une certaine façon d’agir sur les ovaires, l’endomètre et l’ensemble de l’organisme.

Deux contraceptions peuvent donc être aussi efficaces l’une que l’autre pour éviter une grossesse et être pourtant très différentes en termes de tolérance.

Cet article est informatif. Il ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ni un suivi avec un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. Une contraception ne doit pas être arrêtée ou modifiée seule. L’objectif ici est simplement de mieux comprendre ce que l’on prend et les symptômes que l’on peut éventuellement observer.

Comprendre ce qu’il y a dans ma contraception

Avant de parler d’acné, de libido ou d’humeur, il faut comprendre : qu’est-ce qu’il y a réellement dans ma contraception ?

Toutes les contraceptions hormonales ne fonctionnent pas de la même manière.

Certaines contiennent :

  • un œstrogène + un progestatif ;
  • uniquement un progestatif ;
  • un progestatif délivré par voie orale ;
  • un progestatif diffusé en continu par un implant ;
  • un progestatif diffusé principalement dans l’utérus par un DIU hormonal.

On a donc des cas très différents par leur mode de prise mais aussi par leur composition. Par exemple, deux contraceptions qui contiennent uniquement un progestatif n’utilisent pas forcément la même molécule.

Œstrogènes et progestatifs : de quoi parle-t-on ?

Dans le cycle naturel, les deux grandes hormones sexuelles ovariennes sont principalement l’estradiol et la progestérone. Dans les contraceptions hormonales, on utilise différentes molécules de synthèse qui reproduisent en partie l’action de ces hormones ou modifient leur fonctionnement.

Par exemple les progestines sont une famille de molécules de synthèse dont certaines actions ressemblent à celles de la progestérone. Mais ce n’est pas de la progestérone naturelle.

Des molécules pas tout à fait identique

Du côté des œstrogènes, on peut notamment retrouver :

  • l’éthinylestradiol ;
  • l’estradiol ;
  • le valérate d’estradiol ;
  • l’estétrol.

Du côté des progestatifs, on retrouve par exemple :

  • le lévonorgestrel ;
  • le désogestrel ;
  • l’étonogestrel ;
  • la drospirénone ;
  • le gestodène ;
  • le norgestimate ;
  • le diénogest ;
  • le nomégestrol.

Ce sont toutes des molécules contraceptives, mais elles ne sont pas interchangeables. C’est notamment ce qui explique qu’une femme puisse très bien tolérer une pilule et beaucoup moins bien une autre.

Les contraceptifs hormonaux peuvent agir à plusieurs niveaux :

  • modifier les variations hormonales naturelles du cycle.
  • bloquer ou freiner l’ovulation ;
  • épaissir la glaire cervicale, pour rendre le passage des spermatozoïdes plus difficile ;
  • modifier l’endomètre, c’est-à-dire la muqueuse utérine ;
  • modifier les variations hormonales naturelles du cycles.

Ces actions expliquent leur efficacité contraceptive. Elles expliquent aussi pourquoi certaines femmes ressentent des effets secondaires : on ne touche pas seulement à l’ovulation, on touche à un système hormonal qui dialogue avec l’humeur, la peau, les cheveux, la libido, le métabolisme, les seins, le foie et le système vasculaire.

Pilule combinée, pilule progestative, implant, DIU : quelle différence ?

La pilule combinée

La pilule combinée contient : un œstrogène + un progestatif. Ces pilules bloquent généralement l’ovulation de façon plus nette, en freinant l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Dit plus simplement : elles empêchent le cerveau d’envoyer les signaux hormonaux habituels aux ovaires, notamment la FSH et la LH.

La FSH permet aux follicules de se développer. La LH déclenche normalement l’ovulation. Quand ces signaux sont freinés, l’ovulation ne se produit pas ou devient très improbable. Les pilules combinées ont aussi un effet sur la glaire cervicale et l’endomètre.

La pilule combinée bloque l’ovulation (via le rétrocontrôle). Elle est généralement prise pendant 21 jours avec un arrêt de 7 jours qui déclenche des saignements.

Mais les effets ressentis peuvent aussi varier selon la formulation. Elles peuvent être utiles pour régulariser les saignements, réduire certaines douleurs menstruelles, améliorer certaines acnés selon le type de progestatif, ou mettre les ovaires au repos dans certaines situations. Mais elles exposent aussi à des risques spécifiques, notamment le risque thromboembolique, surtout en présence de facteurs de risque ou avec certaines générations de pilules.

📚 Source : HAS, “Contraception chez la femme à risque cardiovasculaire”.

La pilule progestative (ou microprogestative)

Attention à une petite confusion courante. On parle parfois de pilule microprogestative pour désigner une pilule qui contient uniquement un progestatif. Mais une pilule « micro-dosée » peut être une pilule combinée qui contient une petite quantité d’éthinylestradiol (généralement moins de 50 microgrammes).

Le mode de fonctionnement des pilules à base de progestatif est différent. Elles peuvent agir sur 3 facteurs pour éviter une grossesse :

  • épaissir la glaire cervicale ;
  • rendre l’endomètre moins favorable à une grossesse ;
  • bloquer l’ovulation de manière plus ou moins constante selon le progestatif utilisé.

La pilule progestative ne bloque donc pas forcément l’ovulation. Selon les types de molécules utilisées, le blocage peut être inconstant ou partiel. Les pilules progestatives sont généralement prise en continue (sans jours de pause) et ne provoque pas de saignements de privation (fausse règle). Des saignements peuvent tout de même survenir avec spotting, voire parfois de vraies règles si l’ovulation n’est pas complètement bloquée.

Les pilules progestative peuvent être proposées lorsque les œstrogènes sont contre-indiqués ou mal tolérés, par exemple en cas de certains facteurs de risque cardiovasculaire, d’allaitement ou de migraines avec aura. Le choix dépend toujours du contexte médical individuel.

 » Comme tout médicament, les pilules peuvent provoquer des effets indésirables. Ils ne surviennent pas systématiquement chez toutes les femmes. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec les pilules combinées œstroprogestatives et les pilules contenant un progestatif seul (ou microprogestative) sont similaires. Il s’agit notamment de saignements irréguliers (spottings), d’une prise de poids, de troubles de l’humeur voire d’une dépression, de maux de tête, d’une baisse de la libido, de l’acné et d’une peau grasse, de la chute des cheveux, d’augmentation excessive de la pilosité, d’apparition de kystes aux ovaires, et de douleurs au niveau des seins. »

📚 Source : ANSM, dossier “Pilule contraceptive”.

L’implant

L’implant est un petit bâtonnet inséré sous la peau du bras. Il se garde en moyenne 3 ans. En France, l’implant contraceptif ne peut contenir qu’un seul progestatif, l’étonogestrel.

Son action repose surtout sur :

  • le blocage de l’ovulation ;
  • l’épaississement de la glaire cervicale ;
  • la modification de l’endomètre.

Comme il diffuse une hormone en continu, certaines femmes apprécient la tranquillité qu’il apporte. D’autres le tolèrent moins bien, avec des saignements imprévisibles, une acné, une humeur modifiée, une baisse de libido, une prise de poids ressentie ou une chute de cheveux.

📚 Source : ANSM, dossier “Implant contraceptif”.

Le DIU hormonal

Le stérilet hormonal, ou dispositif intra-utérin hormonal, diffuse un progestatif, le plus souvent du lévonorgestrel, directement dans l’utérus.

Son action est principalement locale, au niveau de l’utérus :

  • il épaissit la glaire cervicale ;
  • il affine l’endomètre ;
  • il réduit souvent les saignements ;
  • il peut diminuer les douleurs de règles chez certaines femmes.

Contrairement à beaucoup de pilules, il ne bloque pas systématiquement le dialogue entre le cerveau et les ovaires. L’ovulation peut donc continuer, avec une production hormonale ovarienne encore présente. C’est aussi pour cela que certaines femmes gardent des signes de cycle : douleurs d’ovulation, seins sensibles, variations d’humeur cycliques ou symptômes prémenstruels.

Mais son action n’est pas totalement locale pour autant. Une petite partie du lévonorgestrel peut passer dans la circulation générale. Chez certaines femmes sensibles, cela peut suffire à provoquer des effets à distance : acné, peau grasse, humeur plus fragile, tension mammaire, baisse de libido ou chute de cheveux.

Il peut être très intéressant dans certains contextes, notamment lorsque les règles sont très abondantes ou douloureuses. Mais il n’est pas “sans hormone” et il n’est pas forcément neutre pour toutes.

Tableau repère : quelles hormones dans ma contraception ?

ContraceptionCe qu’elle contientExemples de moléculesCe qu’elle fait principalementCe qu’on peut observer
Pilule combinéeŒstrogène + progestatifÉthinylestradiol, estradiol, valérate d’estradiol ou estétrol + différents progestatifsBloque généralement l’ovulation, modifie la glaire et l’endomètreRègles plus prévisibles, moins de douleurs, mais parfois acné, seins sensibles, humeur ou libido modifiées
Pilule progestativeProgestatif seulDésogestrel, drospirénone, certaines formulations au lévonorgestrelAgit sur la glaire, l’endomètre et, selon la molécule, l’ovulationSpotting, saignements irréguliers ou absence de règles, acné, humeur ou libido chez certaines femmes
ImplantProgestatif seulÉtonogestrelBloque généralement l’ovulation + agit sur glaire et endomètreSaignements imprévisibles, acné, humeur, libido, chute de cheveux chez certaines femmes
DIU hormonalProgestatif seulLévonorgestrelAction principalement utérine : glaire + endomètreRègles très diminuées, parfois absentes ; spotting au début ; acné ou autres symptômes hormonaux possibles chez certaines femmes

Ce tableau ne sert pas à choisir seule sa contraception ! Il sert à comprendre pourquoi deux contraceptions hormonales peuvent être très différentes, même si leur objectif est le même.

Pourquoi la molécule exacte présente dans votre pilule est importante ?

Qu’est-ce qu’un progestatif « androgénique » ?

Le sujet de la « molécule » est particulièrement intéressante avec les progestatifs. Certaines ont un effet plus androgénique, c’est-à-dire plus proche de l’action des hormones dites “masculinisantes” comme la testostérone. D’autres ont un effet plus anti-androgénique, ce qui peut parfois être recherché en cas d’acné ou d’hyperandrogénie, notamment dans certains profils de SOPK/SMOP.

Les progestatifs qui ont un profil plus androgénique peuvent stimuler indirectement des voies proches de celles de la testostérone. Or, la testostérone peut être convertie en DHT, un androgène plus puissant, impliqué dans la production de sébum. Plus de sébum peut signifier plus de pores obstrués, plus d’inflammation locale, plus de boutons.

Le lévonorgestrel, par exemple, est souvent classé parmi les progestatifs plus androgéniques. Ce qui se comprend quand on observe sa molécule :

Cela ne signifie pas : progestatif = plus d’acnée, mais cela peut constituer un élément parmi d’autres permettant de comprendre pourquoi certaines formulations sont moins bien tolérées chez certaines femmes ayant déjà un terrain acnéique ou hyperandrogénique.

À l’inverse, certains progestatifs ont des propriétés anti-androgéniques. C’est notamment le cas de la drospirénone.

Un exemple pour comprendre le lien entre la pilule et l’augmentation de l’acné

C’est une question qui revient souvent, et c’est précisément là que connaître le nom de sa pilule peut devenir utile.

Prenons l’exemple de Leeloo. Cette pilule contient deux hormones de synthèse : éthinylestradiol + lévonorgestrel. Dans sa formulation classique, elle associe 20 µg d’éthinylestradiol et 100 µg de lévonorgestrel.

Si une femme me dit : « Je prends Leeloo, et depuis quelques mois j’ai beaucoup plus d’acné », cela ne permet pas de conclure automatiquement que la pilule est responsable. En revanche, cela mérite d’être exploré.

Rappel : Le lévonorgestrel fait partie des progestatifs qui ont une activité androgénique plus marquée que d’autres molécules. Chez certaines femmes sensibles, notamment en cas de terrain acnéique, de peau grasse, de SOPK/SMOP ou de chute de cheveux à tendance androgénique, cette molécule peut représenter une piste à considérer.

Cela ne veut pas dire que Leeloo provoquera de l’acné chez toutes les femmes. Cela veut simplement dire que, lorsqu’une acné apparaît ou s’aggrave après l’introduction d’une contraception contenant du lévonorgestrel, il peut être pertinent de regarder ce point dans l’enquête globale.

Tableau des pilules et de leur action sur l’acnée

Voici un tableau simplifié pour s’y retrouver. Il ne remplace pas l’avis d’un·e professionnel·le de santé : une pilule ne se choisit pas uniquement sur son effet androgénique. Il faut aussi tenir compte du risque thromboembolique, des migraines, du tabac, des antécédents personnels et familiaux, de l’objectif de la contraception et de la tolérance globale.

Progestatif principalExemples de pilules / spécialitésType de piluleProfil androgénique simplifiéCe que cela peut changer sur l’acné
LévonorgestrelLeeloo, Lovavulo, Optilova, Minidril, Adepal, Daily Gé, Trinordiol, MicrovalCombinée ou progestative seule selon la spécialitéPlutôt androgéniquePeut favoriser l’acné, la peau grasse ou la chute de cheveux chez les femmes sensibles
Noréthistérone / noréthistérone apparentéeTriella, certaines anciennes pilules selon disponibilitéCombinéePlutôt androgéniquePeut être moins intéressante en cas de terrain acnéique ou d’hyperandrogénie
DésogestrelCérazette, Antigone, Optimizette, Clareal, Désogestrel Biogaran / Viatris / SandozProgestative seule ou combinée selon la spécialitéFaiblement androgénique à plutôt neutreGénéralement moins androgénique que le lévonorgestrel, mais peut quand même déclencher de l’acné chez certaines
GestodèneMelodia, Harmonet, Minulet, Carlin, Gestodène/Éthinylestradiol génériquesCombinéeFaiblement androgéniqueProfil souvent moins androgénique que le lévonorgestrel, mais pas forcément neutre
NorgestimateTriafémi, Cilest selon disponibilitéCombinéePeu androgénique, parfois décrit comme anti-androgénique périphériquePeut être mieux toléré sur l’acné chez certaines femmes
DrospirénoneJasmine, Jasminelle, Yaz, Drospibel, Slinda, Drospirénone/Éthinylestradiol génériquesCombinée ou progestative seule selon la spécialitéAnti-androgéniquePeut améliorer l’acné ou être plus intéressante en cas de terrain hyperandrogénique, sous réserve des contre-indications
Chlormadinone acétateBelara, Belara continuCombinéeAnti-androgéniquePeut être proposée dans certains contextes d’acné, mais nécessite une évaluation médicale attentive
DiénogestQlaira, Dienille selon disponibilité ; Visanne n’est pas une pilule contraceptive classiqueCombinée ou traitement hormonal selon spécialitéPlutôt anti-androgénique / neutrePeut être mieux toléré sur la peau chez certaines femmes, souvent discuté aussi dans le contexte de l’endométriose
Nomégestrol acétateZoelyCombinée avec estradiolPlutôt neutre à anti-androgénique légerPeut avoir un profil cutané plus favorable chez certaines, mais la tolérance reste individuelle

À retenir : le classement “androgénique” donne une tendance, pas une certitude. Une pilule plutôt anti-androgénique peut ne pas convenir à une femme, et une pilule plus androgénique peut être bien tolérée par une autre. Pour l’acné, le terrain de départ compte beaucoup : SOPK/SMOP, sensibilité aux androgènes, inflammation, insuline, stress, arrêt récent d’une pilule anti-androgénique, carences ou troubles thyroïdiens.

📚 Sources : Vidal, “La contraception orale ou pilule” ; ANSM, “Utilisation des contraceptions hormonales en France” ; Phillips et al., Progestational and androgenic receptor binding affinities and in vivo activities of norgestimate and other progestins, PMID: 2335104.

Accompagner les troubles hormonaux en naturopathie

En naturopathie, l’objectif n’est pas du tout d’examiner le choix ou non de la pilule ! Cette décision est personnelle et relève d’une discussion médicale, en tenant compte de l’efficacité contraceptive recherchée, des contre-indications, des facteurs de risque, du projet de grossesse éventuel, mais aussi de la qualité de vie.

L’accompagnement naturopathique peut en revanche aider à mieux comprendre ce qui se passe dans le corps.

On peut notamment explorer :

  • la chronologie des symptômes : quand ont-ils commencé ?
  • le type de symptômes : acné, chute de cheveux, libido, humeur, fatigue, spotting, douleurs, migraines, prise de poids ressentie ;
  • le terrain de départ : SOPK/SMOP, endométriose, antécédents d’acné, troubles thyroïdiens, carences, stress chronique, troubles digestifs, inflammation, insulinorésistance ;
  • les bilans utiles à discuter à discuter avec votre professionnel.le de santé : ferritine, vitamine D, thyroïde, glycémie, insuline, bilan lipidique, bilan hépatique, marqueurs d’inflammation ou androgènes, avec prudence dans l’interprétation sous contraception ;
  • les facteurs qui peuvent modifier la tolérance au fil du temps : sommeil, charge mentale, alimentation, stress, post-partum, évolution du poids, arrêt du sport, période de vie, nouveaux traitements ou compléments.

L’idée n’est donc pas d’influencer le choix de prendre ou non la pilule, mais de permettre à chaque femme de comprendre son terrain, ses symptômes et ses options. Une contraception peut être très utile et très bien tolérée. Elle peut aussi être efficace sur le plan contraceptif, mais difficile à vivre au quotidien. Dans les deux cas, le sujet mérite d’être abordé sans culpabilisation.

Naturopathie & Equilibre hormonale

Faire le point sur votre situation et repartir avec des conseils personnalisés, concrets et adaptés à votre quotidien. 

FAQ sur le cycle, la pilule et la fertilité

Pourquoi dit-on qu’avoir un cycle naturel est bénéfique pour le corps ?

Un cycle naturel ovulatoire ne sert pas seulement à avoir ses règles. Il permet une production cyclique d’œstrogènes et de progestérone naturelle, deux hormones qui dialoguent avec l’humeur, le sommeil, la libido, les os, la peau, les muqueuses, le métabolisme et le système nerveux.
L’ovulation est particulièrement importante, car elle permet la production de progestérone en deuxième partie de cycle. Cette hormone participe notamment à la stabilité émotionnelle, au sommeil, à la température corporelle et à l’équilibre de l’endomètre.
Un cycle régulier peut aussi être un indicateur de santé globale : lorsqu’il devient très irrégulier, absent, très douloureux ou très abondant, cela peut inviter à explorer le terrain hormonal, thyroïdien, métabolique, inflammatoire ou nutritionnel.
Mais cela ne veut pas dire qu’un cycle naturel est toujours “mieux” pour toutes les femmes. En cas d’endométriose, de douleurs importantes, de règles hémorragiques, de TDPM ou de besoin contraceptif prioritaire, une contraception hormonale peut être utile. Le plus important est de pouvoir faire un choix éclairé, adapté à son corps, à ses symptômes et à sa qualité de vie.

Est-ce que c’est utile de prendre la pilule ?

Oui, la pilule peut être très utile.
Elle rend de vrais services : contraception efficace, réduction de certaines douleurs, amélioration de certaines acnés, contrôle des saignements, mise au repos du cycle dans l’endométriose, protection de l’endomètre dans certains cycles très espacés.
Le problème n’est pas son existence. Le problème, c’est quand une femme ne la tolère pas et qu’on lui dit de la prendre indéfiniment sans réévaluer.
Une pilule utile est une pilule dont le bénéfice reste supérieur aux inconforts et aux risques pour la personne qui la prend.

La pilule préserve-t-elle la fertilité ?

Non, la pilule ne “préserve” pas les ovules comme on mettrait une réserve de côté.
Cette idée vient d’un raisonnement simplifié : puisque le nombre de follicules est limité et que la pilule bloque l’ovulation, elle empêcherait de “dépenser” des ovules. Mais le fonctionnement ovarien ne marche pas comme ça.
À chaque cycle, plusieurs follicules commencent naturellement leur maturation. Un seul devient généralement dominant et ovule. Les autres disparaissent par un processus normal appelé atrésie. Même sous pilule, le stock folliculaire continue d’évoluer avec l’âge. La pilule bloque l’ovulation, mais elle ne stoppe pas le vieillissement ovarien.
La fertilité dépend surtout de l’âge, de la réserve ovarienne, de la qualité ovocytaire, de l’ovulation, de l’état des trompes, de l’utérus, du sperme du partenaire et du terrain global.

Est-ce utile d’avoir ses règles régulièrement ?

Cela dépend de ce qu’on appelle “règles”.
Sous pilule combinée, le saignement de pause n’est pas une vraie règle liée à une ovulation. C’est un saignement de privation provoqué par l’arrêt temporaire des hormones. Il peut rassurer, mais il n’est pas indispensable sur le plan physiologique pour tout le monde.
En revanche, sans contraception hormonale, des cycles très longs ou des absences de règles répétées peuvent nécessiter une évaluation, surtout en cas de SOPK/SMOP, déficit énergétique, stress important, trouble thyroïdien ou hyperprolactinémie.

Tu ne sais pas par où commencer avec ton SOPK ?

En 15 minutes, on fait le point ensemble : ta situation, les symptômes à traiter en priorité, et une première piste concrète pour avancer, gratuitement et sans engagement. Je suis Laure, naturopathe à Lyon et en visio, spécialisée dans le SOPK et les troubles hormonaux féminins. Mon approche est pragmatique : biologie, alimentation, plantes et gestion du stress.