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Les types de SOPK

Dernière mise à jour le :

Première alerte : il n’existe pas « des » SOPK bien rangés dans des cases. Le SOPK (désormais appelé SMOP) s’exprime très différemment d’une femme à l’autre, et plusieurs grilles de lecture ont été proposées pour mieux s’y retrouver.

Dans ce guide, je te présente les 4 classifications les plus utilisées : les critères de Rotterdam (pour poser le diagnostic), les phénotypes A à D, les types décrits par la naturopathe Lara Briden, et les 4 sous-types issus d’une grande étude publiée en 2025. Tu trouveras à la fin un tableau pour comparer ces approches et comprendre laquelle sert à quoi.

À retenir : un « type » est un outil pour orienter l’accompagnement. Il ne remplace ni un diagnostic médical, ni un bilan personnalisé.


SOMMAIRE
Poser le diagnostic : les 3 cas de figure lié à Rotterdam
Les phénotypes A à D
L’accompagnement en naturopathie des phénotypes SOPK
Les types selon Lara Briden
Nouveau : les 4 sous-types de l’étude 2025
Comparer les classifications
FAQ

Les cas types pour poser le diagnostic du SOPK

👉​ Les critères de Rotterdam 2023

Les critères de Rotterdam ont été réévalués en 2023 et le consortium international mené par la Monash University a reposé les conditions du diagnostic du SOPK.

Deux des trois critères suivants doivent être présents :
1. Hyperandrogénie clinique et/ou biochimique ;
2. Dysfonctionnement ovulatoire (ex. : règles irrégulières) ;
3. Aspect polykystique des ovaires visible à l’échographie et/ou taux d’AMH élevé.

L’AMH a récemment été ajouté comme critère de diagnostic. La mesure de l’AMH et l’utilisation de l’échographie chez les adolescentes ne sont cependant pas recommandées, car leur physiologie reproductive est encore en formation.

👉​ Poser le diagnostic : les 3 cas de figure

Dans sa conférence donnée sur le diagnostic du SOPK, Dr Julie Sarfati, endocrinologue, a expliqué les étapes à suivre pour poser un diagnostic en s’appuyant sur les 3 cas présentés ci-après.

CAS 1Cycle irrégulier ET hyperandrogénie clinique
          ↳ SOPK si exclusion des autres causes (Hyperprolactinémie, Cushing…)
CAS 2Cycle irrégulier SANS hyperandrogénie clinique
            ↳ Rechercher une hyperandrogénie biologique
                      ↳ SOPK si exclusion des autres causes
CAS 3Cycle irrégulier OU hyperandrogénie clinique
            ↳ Pratiquer l’échographie pelvienne ET/OU mesurer l’AMH si adulte
                      ↳ SOPK si exclusion des autres causes
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Newsletter Aide SOPK

Si tu as des questions sur ton SOPK, j’ai édité une série de newsletters sur le sujet. En tout : 5 emails pendant 10 jours qui visent à répondre aux questions que l’on me pose le plus souvent sur le Syndrome des Ovaires Polykystiques.

Les phénotypes A à D

Le SOPK présente différentes manifestations cliniques. Il n’existe pas de tableau unique, ce qui rend le diagnostic compliqué. 

Pour adopter une approche plus pratique, le National Institutes of Health a proposé une approche du SOPK par phénotype. Ce sont différents types de SOPK qui sont classés selon la présence des 3 critères listés précédemment.

HyperandrogénieDysfonctionnement ovulatoireOvaires polykystiques
Phénotype AXXX
Phénotype BXX
Phénotype CXX
Phénotype DXX

Les phénotypes A et B, dits « classiques », sont associés à une hyperandrogénie, un dysfonctionnement ovulatoire et une résistance à l’insuline élevée, avec des taux d’AMH également plus élevés.

Le phénotype C, ou « ovulatoire », présente des niveaux intermédiaires d’androgénie, d’insulinémie et de cholestérol LDL.

Enfin, le phénotype D, ou « non hyperandrogène », montre le dysfonctionnement métabolique et endocrinien le moins prononcé.

L’accompagnement en naturopathie

Roue avec les 6 points de mon accompagnement en naturopathie pour le femmes : sommeil et gestion du stress, réduction des perturbateurs endocrinien, phytologie, nutrition, suivi du cycle et activité physique

Attention, les indications ci-dessous sont données à titre d’exemple et selon l’approche par phénotype. L’objectif est de vous donner quelques-unes des solutions naturelles possibles et d’illustrer la personnalisation de l’accompagnement. Cela ne reflète pas non plus la qualité d’un accompagnement en naturopathie qui dure généralement au 3 à 6 mois dans le cas du SOPK.

Pour ma part, je travaille principalement avec l’appui des plantes et de l’alimentation, mais le SOPK nécessite bien une approche globale (voir ci-contre).

👉​ Le Phénotype A : SOPK avec hyperandrogénie et dysfonctionnement ovulatoire

Les femmes présentant un phénotype A souffrent généralement de symptômes caractéristiques du SOPK : hyperandrogénie (excès d’androgènes) et dysfonctionnement ovulatoire, associés à des niveaux d’AMH élevés. Ce phénotype est souvent accompagné de symptômes comme l’acné, la pilosité excessive (hirsutisme) et les cycles menstruels irréguliers.

Approche en naturopathie pour le SOPK :

  • Plantes adaptogènes et régulatrices hormonales : Le gattilier et l’alchémille sont des plantes souvent utilisées pour soutenir le cycle et l’ovulation. (Attention aux contre-indications)
  • Alimentation et contrôle de l’insulinorésistance : Une alimentation à faible indice glycémique est recommandée pour diminuer la résistance à l’insuline, fréquente dans ce phénotype. L’ajout de magnésium et de chrome peut aussi soutenir la gestion du métabolisme des glucides.
  • Gestion du stress et des émotions : Pour gérer les niveaux de cortisol, un facteur aggravant des déséquilibres hormonaux en s’appuyant sur l’olfactothérapie ou la cohérence cardiaque par exemple.

Chaque femme étant unique, il est essentiel que ces solutions naturelles pour le SOPK soient adaptées à ses besoins spécifiques. C’est pour cela que j’ai créé un programme spécifique SOPK & Naturopathie avec un encadrement et des rendez-vous réguliers pour vous accompagner.

👉​ Phénotype B : hyperandrogénie et dysfonctionnement ovulatoire, sans ovaires polykystiques

Le phénotype B associe des signes d’excès d’androgènes (acné, pilosité, chute de cheveux) et des cycles irréguliers ou sans ovulation, mais sans aspect polykystique des ovaires à l’échographie. Avec le phénotype A, c’est l’un des deux profils dits « classiques », souvent associés à une insulinorésistance plus marquée.

Approche en naturopathie pour le SOPK :

  • Suivi du cycle : Un accompagnement naturopathique inclut un enseignement sur le cycle menstruel et comment l’observer pour vérifier s’il y a eu ovulation ou non.
  • Compléments alimentaires : La complémentation en Zinc est une piste à explorer, car ce dernier fonctionne comme un anti-DHT (hormone androgène puissante).
  • Alimentation anti-inflammatoire et riches en oméga-3 : Une alimentation riche en anti-inflammatoires (comme les légumes verts, les baies et le curcuma) peut aider à apaiser les symptômes cutanés et hormonaux. Les oméga-3, présents dans les poissons gras ou les graines de lin, favorisent également la régulation hormonale.

👉​ Phénotype C : hyperandrogénie et ovaires polykystiques, avec des cycles ovulatoires

Le phénotype C, dit « ovulatoire », associe des signes d’hyperandrogénie et un aspect polykystique des ovaires, mais les cycles restent ovulatoires. Les niveaux d’androgènes, d’insuline et de cholestérol LDL sont souvent intermédiaires. Ici, l’enjeu porte davantage sur la peau, la pilosité et le terrain métabolique que sur l’ovulation.

Approche en naturopathie pour le SOPK :

  • Régulation de l’insuline et soutien métabolique : Une alimentation équilibrée et riche en fibres (notamment des légumes verts et des légumineuses) permet de soutenir un métabolisme sain. Les plantes comme le fenugrec et la cannelle sont utiles pour stabiliser la glycémie.
  • Soutien de la peau et de l’équilibre androgénique : alimentation à index glycémique bas, apport en zinc, soutien du foie. Le suivi du cycle reste utile pour vérifier que l’ovulation se maintient.

👉​ Phénotype D : dysfonctionnement ovulatoire et ovaires polykystiques, sans hyperandrogénie

Ce type de SOPK se caractérise par un dysfonctionnement métabolique moins prononcé, mais des symptômes de résistance à l’insuline et de dérèglements hormonaux plus subtils, sans signes évidents d’hyperandrogénie. Les femmes de ce phénotype peuvent avoir des cycles irréguliers mais ne présentent pas de symptômes visibles d’excès d’androgènes.

Approche en naturopathie pour le SOPK :

Plantes et compléments pour améliorer la résistance à l’insuline : Des plantes comme le fenugrec et le curcuma peuvent soutenir la régulation de la glycémie. Les acides gras oméga-3 aident à maintenir une bonne santé métabolique.

Alimentation riche en antioxydants : L’accent sera mis sur une alimentation riche en fruits, légumes et sources d’antioxydants. Les anti-oxydantes permettent de réduire l’inflammation et soutenir la santé hormonale globale.

Les types de SOPK selon la naturopathe Lara Briden

Lara Briden est une naturopathe spécialisée dans la santé hormonale des femmes. Elle est reconnue pour son approche accessible qui combine les connaissances scientifiques et les solutions naturelles. Je vous invite à découvrir ses articles (en anglais) autour de la santé de la femme. Dans ses articles, elle souligne que le SOPK est une condition complexe et multifactorielle. Identifier le type de SOPK peut permettre d’adapter l’accompagnement en fonction des causes sous-jacentes, offrant ainsi une approche plus efficace et ciblée. Cette approche rejoint celle de la naturopathie, qui privilégie une l’accompagnement naturel de votre SOPK

👉​ Type 1 : Le SOPK post pillule

Ce type de SOPK apparaît souvent après l’arrêt de la pilule contraceptive. Les symptômes sont généralement transitoires et dus à un « rebond » hormonal où les ovaires tentent de reprendre leur activité naturelle. J’en parle dans un article qui explore le SOPK de la puberté à la ménopause à travers des étapes clés de la vie de la femme dont l’arrêt de la pilule.

Signes caractéristiques :

  • Cycles irréguliers ou absence de règles après l’arrêt de la pilule.
  • Hyperandrogénie temporaire (acné ou chute de cheveux).

👉​ Type 2 : SOPK insulinorésistant

Ce type est le plus courant. Il est lié à une résistance à l’insuline, qui stimule la production excessive d’androgènes par les ovaires. C’est l’un des premiers points à vérifier après le diagnostic : vérifier via une prise de sang s’il y a présence ou non d’une résistance à l’insuline (indépendamment du tour de taille, même si c’est un signe caractéristique, il n’est pas toujours présent).

Signes caractéristiques :

  • Surpoids, surtout autour de l’abdomen.
  • Acanthosis nigricans (taches sombres sur la peau).
  • Test sanguin montrant une insuline élevée.

Pour en savoir plus sur les prises de sang lié au diagnostic du SOPK, je vous invite à vous inscrire à la newsletter Aide SOPK qui recense les différents bilans.

👉​ Type 3 : SOPK inflammatoire

Ce type de SOPK est lié à une inflammation chronique qui perturbe la fonction des ovaires et aggrave la production d’androgènes. L’inflammation et l’insulinorésistance sont considérés comme les 2 mécanismes clés du SOPK. Ce sont donc 2 axes de travail très intéressant en naturopathie notamment autour de la perte de poids en cas de SOPK.

Signes caractéristiques :

  • Douleurs articulaires ou digestives.
  • Fatigue chronique.
  • Marqueurs inflammatoires élevés dans les analyses (CRP, par exemple).

👉​ Type 4 : SOPK et surcharge des surrénales

Ce type est causé par un excès de stress chronique qui stimule la production d’androgènes par les glandes surrénales. Ces glandes, situées au dessus des reins sont responsables de la sécrétion d’hormones dont le cortisol. Là aussi, la naturopathie offre une approche utile avec la proposition de techniques pour apprendre à gérer son stress.

Signes caractéristiques :

  • Niveau élevé de DHEA-S dans les analyses sanguines.
  • Irritabilité, troubles du sommeil.
  • Symptômes de fatigue chronique.

Nouveau : les 4 sous-types identifiés par l’étude de 2025

En octobre 2025, une étude publiée dans Nature Medicine a analysé les données de près de 12 000 femmes et identifié 4 sous-types de SOPK, retrouvés ensuite dans 5 cohortes internationales :

  • SOPK hyperandrogénique (HA-PCOS) : androgènes élevés, acné, pilosité, chute de cheveux.
  • SOPK métabolique (OB-PCOS) : surpoids, insulinorésistance marquée.
  • SOPK à SHBG élevée (SHBG-PCOS) : forme la plus modérée, pronostic le plus favorable.
  • SOPK à LH et AMH élevées (LH-PCOS) : cycles longs ou absents, profil très « ovarien ».

Cette classification ne remplace pas les précédentes : elle les complète avec des données biologiques et un suivi sur 6,5 ans. Je détaille chaque sous-type, ses risques et les pistes d’accompagnement dans mon article Étude SOPK 2025 : ce que révèlent les 4 nouveaux sous-types.

Comparer les classifications SOPK

ClassificationSur quoi elle reposeÀ quoi elle sertSa limite
Critères de Rotterdam (2023)3 critères : hyperandrogénie, ovulation, ovaires/AMHPoser le diagnosticNe dit rien du profil métabolique
Phénotypes A à DLa combinaison des 3 critèresDécrire la forme du SOPK et le risque métabolique associéDescriptive, ne donne pas de piste d’accompagnement
Types de Lara BridenLe mécanisme dominant supposé (pilule, insuline, inflammation, surrénales)Orienter l’hygiène de vieInformelle, non validée scientifiquement
Sous-types de l’étude 20259 variables biologiques, près de 12 000 femmesAnticiper les risques et prioriser le suiviRécente, pas encore intégrée aux recommandations officielles

En pratique, ces grilles se croisent. Une même femme peut avoir un phénotype A, un profil insulinorésistant selon Lara Briden et un sous-type métabolique selon l’étude 2025. C’est pour ça qu’un type ne remplace jamais un bilan : ce sont les symptômes, les bilans biologiques et votre histoire qui orientent l’accompagnement.

Conclusion

Il n’existe pas un SOPK, mais des façons de le vivre très différentes. Connaître ces classifications aide à comprendre pourquoi un conseil qui marche pour une amie ne fonctionne pas forcément pour toi. Mais aucune grille ne remplace un regard sur votre situation : vos symptômes dominants, votre bilan biologique et votre hygiène de vie réelle.

FAQ type SOPK

Combien existe-t-il de types de SOPK ?

Il n’y a pas de réponse unique : tout dépend de la classification. On parle de 4 phénotypes (A à D) selon les critères de diagnostic, de 4 types selon la naturopathe Lara Briden, et de 4 sous-types selon l’étude publiée en 2025 dans Nature Medicine. Ces grilles se complètent plus qu’elles ne s’opposent.

Quel est le type de SOPK le plus fréquent ?

Dans les études menées auprès de femmes consultant pour un SOPK, le phénotype A (le plus complet) est le plus souvent retrouvé. Du côté des mécanismes, l’insulinorésistance concerne beaucoup de femmes, mais pas toutes : l’étude 2025 montre qu’elle est peu présente dans certains profils.

Comment savoir quel est mon type de SOPK ?

Il faut croiser plusieurs éléments : le diagnostic posé par ton médecin (critères de Rotterdam), un bilan hormonal et métabolique (testostérone, SHBG, LH, AMH, glycémie, insuline…) et tes symptômes dominants. Un type n’est pas une étiquette définitive : c’est un point de départ pour prioriser.

SOURCES :

Giacobini P. « SOPK : Où en est la recherche ? » Conférence suivie le 28 mars 2024 organisée par FemTechMonarch University. International Evidence-based Guideline for the assessment and management of polycystic ovary syndrome 2023. Consulté le 15 mai 2024. Disponible sur : https://www.sopkeurope.org/_files/ugd/f47d71_90c4e79f7c434b4d87d47ba8e9d5a4ba.pdf

Lizneva, Daria et al. “Criteria, prevalence, and phenotypes of polycystic ovary syndrome”  Fertility and Sterility, Volume 106, Issue 1, 6 – 15. Disponible sur : https://www.fertstert.org/article/S0015-0282(16)61232-3/ Consulté le 24 juin 2024

Lara Briden, Period repair manual


Gao X, Zhao S, Du Y, et al. Data-driven subtypes of polycystic ovary syndrome and their association with clinical outcomes. Nature Medicine, octobre 2025.

Tu ne sais pas par où commencer avec ton SOPK ?

En 15 minutes, on fait le point ensemble : ta situation, les symptômes à traiter en priorité, et une première piste concrète pour avancer, gratuitement et sans engagement. Je suis Laure, naturopathe à Lyon et en visio, spécialisée dans le SOPK et les troubles hormonaux féminins. Mon approche est pragmatique : biologie, alimentation, plantes et gestion du stress.